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 " J'ai vu mourir Jésus. J'ai même aidé. " [ Jun W. ]

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Jun Wô
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Messages Messages : 4 Date d'inscription Date d'inscription : 21/06/2012

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MessageSujet: " J'ai vu mourir Jésus. J'ai même aidé. " [ Jun W. ]   Sam 23 Juin - 22:46




Nouvelle Lune


Nom : Wô.
Prénom : Jun.
Surnom : J.
Âge : Vingt – trois ans.
Date de Naissance: Il faudrait être sot pour être né un trente et un octobre mille-neuf-cent-quatre-vingt-neuf dans une petite banlieue méconnue du Japon, et davantage encore pour l’écrire en toutes lettres.
Signe Astrologique: Scorpion. Qui pique et qui fait mal.
Préférence Sexuelle : Bisexuel à toute épreuve.
Race : Démons, Scrounger.
Emploi : Employé des Pompes funèbres.

Demi Lune
Forme démoniaque :
« Pendue au bout de son fil, Dépressive, l'artiste, exit exit ! »

Jun = prédateur invertébré arthropode de la classe des Arachnides. S’entremêlent parfois, ces longs brins au diamètre microscopique où se suspend sa carapace. Dentelle de soie tombant des poutres ou encore d’un angle de pièce sont ses œuvres. Quatre paires de pattes aussi fines que Jun est maigre, des yeux légèrement exorbités pour être témoin d’autant de massacres de son pauvre petit lieu de vie lorsque s’entortillent balais & chiffons dans sa toile. Robe à rayures jaunes, blanches et noires, il sait encore mieux enrouler dans un cocon tissé ses futures victimes que n’importe quelle autre de ses semblables. Sont d’ailleurs tous jaloux, en fait. Solitaire, Jun se glisse donc en Araneae sous vos portes, et vous regarde dormir le soir. Tantôt il grimpe sur vos fronts, parfois même il pique vos lèvres. En bonne Veuve noire inconsolable, Jun n’hésite pas à cracher sur vous son petit venin acéré, connu pour sa dangerosité et sa toxicité. Dois – Je aussi vous expliquer le passage sur le cannibalisme de cette espèce en période nuptiale ?


Caractère :
« Me faire empailler, voilà peut-être la solution. »

Je pense qu’il n'existe pas de remède contre le mal de vivre, d'aimer. Ni contre la nausée Humaine, animale, peu importe, j'exsude la vie, elle pullule dans mes veines, elle résiste à tous les chagrins, même ceux provoqués par l'opium. Je trouve que la morale de l'histoire est foutrement injuste quand on a à peine dix - huit ans, vous voyez, pour être adulte. Pour toucher un peu du doigt autre chose qu'une chatte poisseuse, ce que c'est d'être comme on voudrait. Je suis malheureux et parfois, j’éclate de rire. Je n’ai plus rien à perdre, parce qu’on ne m’a jamais rien donné : on dira de moi que je suis un enfant difficile. On oubliera de préciser qu’on a oublié de me faciliter la tâche. Et puis quoi, nous sommes si différents, vous et moi. Vous les esprits clairs, moi le cœur trouble. Indécis permanent qui cherche comme un gosse perdu qu’on veuille bien lui tendre la main et lui dire que c’est par là qu’il faut aller. Mais sans revers de médailles, soyez gentils. Je fais pas la manche, ni de pipe à l’occasion. Je voudrais juste connaitre un peu, moi aussi, la direction. Je m’fais pas d’illusion, avec tous ces cons. Aimez –moi, les cons, j’ai besoin d’être aimé par vous tous. Que tout soit noir de cons ! Je m’en fous, pourvu qu’ils m’adorent. A part ça, depuis que je suis ici, j’ai un petit objectif, histoire de. J’aime bien savoir ce que les gens ont à l’intérieur, parait quand même que c’est le plus beau. Sauf que moi c’est une petite passion physique, tous ces gens qui sont pourris, je veux quand même pouvoir y jeter un œil de près. Alors je m’intéresse à la dissection, à la bio, pour me changer les idées, et recommencer autre chose.


Particularités :
« Les gens sont idiots. Les gens regardent ton corps, ton menton redressé qui traduit ta fierté, mes traits fins, mes traits de filles. Ils ne se rendent pas compte que c’est une grenade, qu’ils dégoupillent. »

Avec un corps doux dont les mensurations sont déjà celles d'un adulte et la chair celle d'un enfant épouvanté. Qu'on n'ose pas toucher, papier déjà mâché, suffirait juste d'un peu d'eau pour ramollir. Un peu d'eau dans tes yeux, tes yeux vitreux, tes yeux curieux. Voir tes veines fragiles hurler que t'en as marre de t'enfermer. De trop oser. De t'imp-oser. Je fais lever des sourcils, je fais aussi des jaloux, je fais preuve d’habileté parce que mes gestes sont fluides, mais je suis pas un fichu dandy éventré. On me prend pour un mannequin, et c’est peut-être vrai, si je n’en avais pas eu marre trop tôt, d’être beau seulement pour l’objectif. Mes mains sont creusées dans du marbre laiteux, mes lèvres sont pincées mais acérées, j’ai rien d’un footeux ricain dont elles se font toutes l’image, je les laisse mouiller sur celles et ceux qu’elles seules se départagent. Des hanches étroites, des cheveux un coup verts, un coup noirs, un coup jaunes, du corbeau, de la moisissure, ou du vomis : qu’importe le flacon, connaissez la chanson. Parfois je souris mesquinement, parfois j’ai l’air foutrement hautain. Je sais qu’en ce genre de situations mes épaules s’affaissent un peu, du haut de leur mètre soixante-douze. Alors oui, on pourrait me prendre pour un caniche homosexuel, on n’aurait pas tout à fait tort. M’enfin quand même. Petite voix déclenchée quand ça m’amuse, petit frisson décoché quand je m’ennuie. Et ne vous moquez pas de tous les tics discrets que je fais mine de pas avoir. Ça ferait des bobos d’enfant à mon petit cœur menteur, à mon petit corps tout mort.

Pleine Lune
Histoire :
« On va te tuer, cochon. Il me lorgne sans comprendre ; j'ai les mains pleines de sang. »

J’ai douze ans et quelques heures, et j’en veux au monde entier. Je suis dépité/dégouté, je ne sais plus où mettre les yeux tellement l’envie de jeter des coups de poings à toutes les vieilles gâteuses qui me regardent de haut m’anime. Je ravale des larmes de sel qui viennent on ne sait d’où, de la part faible et sotte de mon être, de celle qui s’attendrit pour un rien parce que trop piétinée, humiliée, au bout du compte émasculée. Je voudrais que mes parents soient morts.

Ils m’ont abandonné comme un cafard sur lequel on aurait retourné un verre, qui s’asphyxie et qui touche du bout des antennes la paroi lointaine qui le retient, et qui se moque même de lui, en lui décochant son pâle reflet translucide de petit cafard grimaçant. Ça va faire bientôt quatre ans qu’ils m’ont envoyé ici. Peut-être qu’ils n’ont pas su s’aimer autrement qu’en copulant comme des abeilles. Papé n’y est pour rien, c’est un homme peu causant comme on en fait plus, mais il m’apprend des trucs chouettes, quand il ne râle pas contre son dentier à moitié pourri dont les dents usées tournent grisâtre. Les secondes me font vomir. Je voudrais être ce que je ne suis pas pour que le temps ait une autre couleur, et que dans cette couleur les heures aient un autre rythme. Injuste attitude du rejeton délaissé, avorté dans un petit cocon de solitude dont le cordon ombilical l’étouffe et serre encore, encore un peu. Et quand je ferme les yeux, je les revois. Leurs bouches qui se haïssent au-dessus de moi, leurs corps qui ne s’aiment plus, leur façon de m’amadouer pour que je dise oui à l’un et non à l’autre, alors que leur sale manie de me laisser seul au milieu de l’arène ont conduit mes pas mal assurés d’enfant à l’abîme. Si j’existe, savez, c’est simplement parce qu’au bal du village, mon père serra ma mère un peu plus fort qu’il ne fut raisonnable de le faire. Et maintenant, au-dessus de ce gâteau surmonté de chantilly pour masquer le désastre qu’est la cuisine de Papé, j’ai l’estomac qui se transforme en plomb. Personne n’est là. Avec moi, je n’ai que ma carcasse de grand-père et mon poing. D’un coup sec, ce dernier s’enfourne sous les nuages de crème.

La chair me brûle longtemps quand je pleure, alors pour zapper ça j’enfile des bottes de caoutchouc et je dévale la pente de derrière jusqu’au ruisseau, en piétinant une à une toutes les fleurs. Une fois là-bas, je m’accroupis, visage entre les genoux, et souvent, je m’endors et tombe juste après. Mais évidemment, un jour, on vient vous emmerder. Une fois, c’était une nénette qui ne devait pas être bien plus vieille que moi. Petite jupe de lin bleu et boucles brunes tapissées en cascade, de ses lèvres purpurines jusqu’à sa gorge. « Ethel », je crois. Je sais que Papé lui donnait des confitures, parce qu’elle était notre voisine, et que ses parents qui s’aimaient étaient aussi les propriétaires de notre presque foyer, à lui et moi. Pour sûr qu’elle allait pas m’emmerder longtemps, parce que les filles, je n’joue pas avec. Telle est ma vérité. Si on décide de jouer avec, on accepte de se laisser poignarder par ces gémissements d’amour dont on finit rapidement par être victime, une fois qu’on est grand et qu’on a l’âge d’être père. Elle avait l’air triste que je ne lui réponde pas, presque trop frustrée, en clair, à deux doigts de me faire craquer. Mais elle est partie, et je me suis à nouveau retrouvé le nez dans mon ruisseau vaseux. L’instant d’après, en fermant les yeux, j’ai repensé à mes parents furieux, et à sa bouche entrouverte. Divaguant entre veille et sommeil, ma main s’était égarée dans mon anorak et avait éveillé des désirs qui n’avaient pas la force de s’affirmer.

J’étais déjà violent. Je ne sais pas si c’est en rapport avec les nuits où, transformé, je piquais les uns et les autres. Ma rancune ne se gênait pas pour s’amplifier comme un ulcère bien installé dans mon petit corps chétif. Souvent d’ailleurs, ça me rendait malade, et les camarades courageux riaient de moi. Alors un jour, j’ai voulu leur montrer, et m’affirmer. J’ai repéré le gamin du premier rang qui faisaient jamais de mal à personne, qui à mon contraire ne s’était pas encore fait viré du catéchisme et du club de tennis, et je l’ai emmené au ruisseau. Je lui ai dit de me prendre. Il m’a fait répéter. J’ai été obligé de fourrer sa main dans ma braguette. Son visage ne comprenait pas. J’ai froncé les sourcils et observé. Sa bouche qui se féminise, ses yeux qui s’allongent, son corps tout entier qui me dégoutent. Je me souviens l’avoir saisi par les cheveux, d’un coup de reins m’être retourné, lui avoir pris la bouche, et m’y être enfoncé le plus profondément possible, jusqu’à ce que les larmes lui viennent aux yeux. Parce qu’il y avait trop de violence en moi et qu’aujourd’hui encore cette violence me fait peur. J’ai toujours été renvoyé de partout où j’ai été. Mais plus jamais personne n’a ri.

Je n’ouvrai pas les cartes postales de ma mère. Je n’avais jamais de nouvelle de mon père, et la vie c’était ça, un bol de lait au miel le matin, des bûches dans la cheminée, Papé qui me chatouillait quand il n’avait rien d’autre à faire de ses mains craquelées par l’âge, et moi qui lui mordais le nez quand j’étais d’humeur à jouer avec ce vieux futur cadavre. Quand je me sentais seul, j’allais remplir un bocal d’insectes que je m’amusais à décortiquer comme des kinder-Surprise. Je leur ôtais la carapace, je songeais que ç’aurait pu être moi qu’on disséquait là, sur la table, et je les coupais directement en deux avec une lame de rasoir en dessinant en parallèle rapido ce que ça donnait. En faisant ça, je pensais aussi à Jésus, sur la croix. S’en est bien tiré quand même, trois clous dans les pieds pour une planète à ses pieds. Mes doigts effleuraient donc le maigre corps d’une centaine de petits Christ. Je les regardais à la loupe et je disais « Je vais te tuer, Jésus ». J’attends toujours la gloire.

Et un jour, je suis rentré du ruisseau. Pas un bruit, mais encore de la braise au feu. Le cadavre était présent, je ne l’ai remarqué qu’au bout d’une heure. Ventre à terre, ongles noirs de suie, intact. Mon grand-père n’a eu besoin de personne pour mourir. Il s’est tué tout seul, comme un grand. Mais juste avant il a saigné du nez. Pas mal, même. Par réflexe, en bon gamin que j’étais, - et même si ma tête m’hurlait «Sinistre guignol, n’y touches surtout pas ! C’est une bombe et ça va t’éclater en plein cœur ! »- je l’ai secoué, et secoué encore. «Aller, debout, Papé. A nous l’Eden, la mer, les nuits du bout du monde où chaque étoile filante allume un feu d’éternité. Puis tu disparais, promis, quitte à me faire mourir de chagrin. Je remets du petit bois au feu et je veux t’entendre rire ensuite. » Et puis plus rien. J’ai les mains pleines de sang nasal de vieillard. Je n’aimerai plus, je le jure. Mon Grand-Père est la dernière personne qui me trahit.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour manigancer quelque chose. Je suis allé chez les proprios, et j’ai tout avoué. «J’ai tué mon Papé ». Inutile de préciser qu’Ethel avait pris parti et hurlait dans la maison que c’était vrai, qu’elle avait tout vu. Cruauté enfantine que ses parents, gros riches de bases, ont écoutée. J’avais rien à perdre, tout à gagner, et j’ai surtout récolté des bonnes claques dans la gueule ; maison de correction jusqu’à l’âge maximal. Après les autres se débarrassent de vous comme ils peuvent. En particulier quand ils se rendent compte que vous n’êtes pas juste un humain. Ils roulent en boule le mouchoir que vous êtes et dans lequel ils se sont pleinement mouchés et vous envoie dans de sinistres endroits où ils font mine de penser à votre tranquillité. Aujourd’hui j’ai vingt – trois petits poissons d’avril tout frémissants d’avenir. J’aide des fois aux postes de secours, même si mon truc, à moi, c’est visiblement les corps sans vie. Je frappe toujours des gens plus faibles. Je m’amuse encore à disséquer des insectes, et tout ce que je voudrais dire et qui ne peut franchir mes lèvres, je le vomis à ma façon : j’allonge mes jambes, fourre ma main dans mon pantalon. Je n’ai pas changé, voyez.
Et maintenant que tout est dit, ne vaut-il pas mieux que je me pende ?



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Dernière édition par Jun Wô le Dim 24 Juin - 10:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " J'ai vu mourir Jésus. J'ai même aidé. " [ Jun W. ]   Dim 24 Juin - 0:00

Bonjour à toi et bienvenue parmi nous!

J'adore ta fiche, tout particulièrement ton histoire que j'ai trouvé très intéressante. Tu as un style bien à toi, un style que je n'ai rencontré que bien rarement depuis que je rp :)

Je vais te valider mais il me faut le code complet! Il manque un petit bout de rien du tout :)
Préviens-moi quand c'est fait!
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Jun Wô
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Messages Messages : 4 Date d'inscription Date d'inscription : 21/06/2012

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MessageSujet: Re: " J'ai vu mourir Jésus. J'ai même aidé. " [ Jun W. ]   Dim 24 Juin - 10:18

    C'est fait Madame ! Merci beaucoup pour les petites remarques. ♥
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MessageSujet: Re: " J'ai vu mourir Jésus. J'ai même aidé. " [ Jun W. ]   Dim 24 Juin - 10:21

Et bien dans ce cas je te valiiiide!

Tu peux désormais aller faire une demande de logement, et puis tu pourras commencer le rp une fois que tu te seras trouver un partenaire!

Bonne continuation sur Opus, et au plaisir de te lire **
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MessageSujet: Re: " J'ai vu mourir Jésus. J'ai même aidé. " [ Jun W. ]   

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" J'ai vu mourir Jésus. J'ai même aidé. " [ Jun W. ]
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