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 Corps à corps

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Nao Onizuka
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Messages Messages : 109 Date d'inscription Date d'inscription : 30/05/2012

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MessageSujet: Corps à corps   Jeu 7 Juin - 10:00

Moi, je faisais tout le temps semblant, en toutes circonstances, avec tout le monde.
Et c’était le gage d’une longue vie, le remède absolu contre la déprime.

Pour un garçon




"S’il vous plaît, on vous attend !"

Am…

"Nao, qu’est-ce que tu fous !? T’as une heure de retard, bordel !"

Stram…

"Va au maquillage et à l’habillage, tu poses avec Naomi juste après !"

Gram. La bête soupire et se traîne jusqu’à la coiffeuse, devant laquelle il se laisse tomber. Sans un regard, ni même une once d’attention pour la belle qui le coiffe et le maquille, il ne quitte pas son reflet des yeux. Aujourd’hui, shooting sous-vêtement. Le photographe qui l’a agressé dès son arrivée est nouveau, il ne le connaît pas encore. Ou alors, il a eu des échos sur Nao et veut jouer les gros durs, à savoir qui cèdera en premier à l’autre. Il hésite. Sérieusement. Le remettre à sa place ? Mais il avait besoin de cette séance photo. Ou bien s’occuper de son cas après la parution de la série sur magasine ? Plouf-plouf. Il le tuera plus tard, c’est décidé. Il ne reste plus qu’à savoir comment il va s’y prendre. Mais ça, ce sera au feeling. Il quitte son image dans le miroir et se penche un peu en arrière, tentant d’apercevoir la sulfureuse avec qui il va jouer à chat pendant quelques heures. Puisque c’est ça, après tout : qui va mordre l’autre en premier, qui va attraper le rival et le dévorer avant d’être pris pour cible. C’était de cette façon que le brun voyait les choses : mal. Depuis le début, il ne le sentait pas, ce shoot. Une femme. On lui avait flanqué une gonzesse. Un corps tout en rondeurs, avec des seins énormes en ce qui la concerne. Ce qu’il pouvait exécrer toutes ces formes !

Tout ça n’est qu’une affaire de hasard. Ou pas. Enfin, il aurait très bien pu tomber sur un homme. Mais aurait-ce été mieux, finalement ? Les mannequins sont souvent mignons, parfois homosexuels, alors tout ça aurait finit en partie de jambes en l’air. Peut-être même dans le sang. Alors, une femme… La maison avait une chance de la retrouver en vie demain. Mais peut-être pas après-demain. Cette idée arrache un sourire à Nao, alors que la nana qui ose le toucher pour le préparer lui dit qu’il est enfin prêt à entrer en scène. Il ne lui accorde toujours aucune attention, ni regard, ni mots. Rien. L’ignorance parfaite, comme ce qu’il fait souvent en compagnie d’un représentant du sexe faible. L’habillage maintenant. Ah, un styliste. Un mec. Il lui offre un regard. Manquerait plus que le sourire, mais il ne faut pas trop lui en demander. Il baille, fermant les yeux, et tend les bras de chaque côté de son corps, pour le laisser faire. Il détend sa nuque, ferme et rouvre les poings faisant craquer ses doigts. Il rouvre les yeux quand il entend la voix du jeune homme. Un peu petit, blond, sec, mais souriant. Respirant la joie de vivre. Ah ce qu’il avait envie de la lui foutre, pour lui faire passer son envie de sourire H24, béat. Ce que ça pouvait l’agacer. Il prend les sous-vêtements qu’il lui tend et enlève les siens, sans aucune pudeur. Il rit devant les joues rougis du gamin et regarde de nouveau le mannequin avec qui il doit poser. Habillé – bien que peu – il se dirige vers elle.

Le thème ? La féminité. Le féminisme même. L’émancipation de la femme sur l’homme. Quelle ironie ! L’indépendance de la femme ainsi bafouée alors que celle-là va être exposée à moitié à poil, pour faire baver un tas de mâles de rut. L’idée que des gens puissent aimer ces choses-là le répugne et un frisson de dégoût dévale sadiquement son échine. Il noie son regard bleu électrique dans le sien et remet une mèche de ses cheveux derrière son oreille. La question de savoir pourquoi on l’a choisi lui, alors qu’il n’est pas le plus beau représentant de la classe masculine lui vient à l’esprit. Il a un corps androgyne, une coupe de femmes et… Il regarde sa collègue de haut en bas et grimace. Ah non, non, voilà qu’il se met à se comparer à une femelle ! Il déglutit, secoue lentement la tête pour finalement dégager ses oreilles et fixe la starlette de ses mirettes devenues diaphanes. Il s’approche d’elle. Elle qui le dépasse un peu et regarde le photographe, attendant sagement les ordres. Sagement. Avec son petit sourire moqueur en coin. A prier n’importe quoi pour que tout ça finisse déjà.
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MessageSujet: Re: Corps à corps   Mar 12 Juin - 20:41

Tic, tac, tap, tap, tic, tac, tap, tap, tic, tac, tap, tap, tic, tac…

Les cliquetis incessants générés par la montre hors de prix du responsable de publicité juste derrière moi, mêlés aux tapotements réguliers du photographe commençaient à me courir sur le haricot. Voilà déjà trente bonnes minutes que le studio était dans l’attente la plus insupportable et je soupçonnais la maquilleuse d’avoir une envie pressante, tant elle se tortillait autour de moi tel un ver luisant. Rien de tel pour terminer de vous agacer, lorsque des doigts fébriles et moites manipulent votre chevelure ou caressent votre peau fraîchement maquillée. D’un revers de la main accompagné d’un léger claquement de langue contre mon palet, je l’enjoignis à me laisser tranquille. Puis je repris mon foutu magazine de mode sans âme, et me replongeait dans sa lecture en diagonale, essayant de me soustraire au vacarme environnant. En tout cas, le mannequin avec qui je partagerai l’affiche cette fois-ci pouvait être certain que j’allais lui en faire voire de toutes les couleurs. Comment pouvait-on être aussi peu professionnel ? D’accord, il m’était déjà arrivé d’avoir un peu de retard, mais ce n’était de loin pas une habitude, contrairement à monsieur Onizuka, d’après ce que m’avait dit le styliste. Ce qui n’empêchait néanmoins pas ce dernier d’avoir des étoiles plein les yeux lorsqu’il évoquait mon jeune collègue. Pour moi, ce n’était qu’un jeune con, trop immature pour se rendre compte qu’il avait de la chance de bosser pour la Fuzuka Corporation. La plupart des représentants de cette nouvelle génération de modèles ne pensaient qu’à leur petite personne, rêvant de gloire, de richesse, et surtout de drogue, d’alcool et de sexe facile. Pour ma part, j’étais juste contente d’avoir de quoi payer mon loyer et mes factures. Je gagnais ma vie en montrant mon corps, ce n’était peut-être pas reluisant, dit comme ça, mais c’était mon job, et je le prenais au sérieux, ce qui n’était pas le cas de tout le monde.

- Bon, si ce petit con n’est pas là dans les cinq minutes, tu peux d’ores et déjà te rhabiller ma belle. Inutile qu’on perde notre temps ~

Je fis mine de ne pas relever le 'ma belle' , puisque c’était un photographe fraîchement arrivé dans les locaux, mais tout le monde ici vit au regard lancinant que je lui avais adressé que ça ne m’avait pas du tout plu. Avec le temps, les gens avaient appris à laisser tomber les surnoms débiles avec moi. Ce type apprendrait tôt ou tard, pour l’heure, disons que je lui laissai encore une chance de se rattraper. Dans un soupire trahissant tout mon ennui, je me redressai sur ma chaise et me tournai vers le responsable. Il me dévorait du regard depuis que j’avais pénétré dans la pièce. Je savais déjà pourquoi il m’avait choisi pour cette campagne de publicité mais, quand bien-même j’acceptais d’entrer dans son petit jeu, puisqu’il m’amusait assez, il était hors de question que je m’abaisse à ses projets pleins de lubricité dégoutante. Je n’avais pas pour habitude de sauter avec mes patrons, mais j’étais certaine qu’il trouverait toute une flopée de fille facile dans l’agence, et je pariais gros sur le fait qu’il en avait sans doute l’habitude.

- Etant donné qu’il est clair qu’on peut commencer à remballer, voudriez-vous bien laisser Bianca aller aux toilettes s’il vous plaît… ?

Je jetai un regard compatissant à la principale concernée qui se mit à rougir jusqu’aux oreilles, puis je repris ma position initiale face à la glace, comme si tout cela n’avait été que simple demande d’usage. Peu après, j’entendis avec satisfaction le claquement des talons de la jeune femme alors qu’elle se précipitait vers le couloir, manquant de bousculer un jeune homme en passant. Ce ne fut pas tant la sortie qui fit tourner la plupart des têtes en présence, mais bien l’entrée tant attendu du grand absent du jour. Nao Onizuka nous faisait l’insigne honneur de pointer le bout de son nez en studio ! Génial ! On allait peut-être pouvoir passer aux choses sérieuses…

Avant cela, il fallait encore attendre que monsieur se fasse pomponner pour le shooting. Niveau vestimentaire ça ne devait pas prendre énormément de temps, cela dit, puisqu’il devait poser en sous-vêtement, mais le make up était un peu plus délicat. Dans un énième soupire, je quittai mon siège histoire de me dégourdir les jambes. Il n’en fallut pas plus au photographe pour m’inviter à passer devant l’objectif le temps de quelques prises de vues, afin de corriger quelques détails techniques : lumière, couleur, emplacement, ventilo, que sais-je encore. Pendant toute cette durée de tests, j’observai du coin de l’œil mon partenaire. Il était du genre ‘inexpressif chronique’, de ceux qu’il ne fallait pas trop emmerder. Soit, ça m’allait, tant que la réciproque s’appliquait aussi. C’était un maigrichon, un peu sec, limite androgyne. Cela ne m’étonnait pas trop que le choix ce soit porté sur lui, en regard du sujet de la campagne publicitaire. Elle était consacrée à une marque de parfum féminin, qui vantait les mérites du pouvoir fictif qu’il avait sur la gente masculine. ‘Venez ! achetez notre exquise gamme de parfum féminin ! Prenez le contrôle de votre pantouflard de mari macho et portez enfin la culotte à la maison !’… Si elle parvenait à faire vendre ça aux ménagères du pays, alors c’est qu’elle était vraiment à la hauteur de sa réputation.

Le jeune homme vint enfin se présenter devant le photographe, visiblement soulagé de ne pas perdre son après-midi à rien faire. Je les rejoignis en croisant les bras sur ma poitrine, à peine dissimulée par le micro ensemble de lingerie noire dont on m’avait accoutré. Il était dans un style un peu rapiécé-chic, pour me donner un genre plus sauvage, genre punk -gothique de la haute société. Pour accentuer l’effet, ma crinière avait été délibérément laissée libre et on l’avait quelques peu ondulée et décoiffée. De la même manière, mes yeux avaient été presque outrageusement soulignés d’un noir intense qui accentuait l’effet que pouvait bien avoir mon regard de braise. Bien entendu, il était obligatoire pour moi de garder apparent le tatouage qui recouvrait l’ensemble de mon dos.

- Alors voilà comment ça va se passer. On va jouer sur l’animalité dont sait faire preuve notre petite vedette ici présente ; il me montra du doigt avec négligence, mais il ne quittait pas mon collègue des yeux ; Pour ce faire, on fera plusieurs prises à deux, avec différents accessoires. On commencera avec le fauteuil, puis si on a encore le temps, on enchaînera avec le décor du mur…

- Vu l’heure tardive, je doute qu’on ait le temps de changer de studio avant la fin de la journée ~, lançais-je presque innocemment, tout en fixant Nao, un sourcil arqué.

Après cette accusation à peine déguisée derrière le sourire charmeur dont j’avais le secret, je fis volte-face pour me diriger vers ledit fauteuil. On aurait plutôt dit un trône, ou tout du moins une imposante chaise de style victorienne en bois massif, et aux sièges recouverts de velours noir brillant, pour un effet cuir. Je m’installai sur un des accoudoirs, croisant les jambes en attendant les consignes. On m’avait affublé de cuissardes en cuir matifié, assez inconfortable mais qui me donnait un air de dominatrice. Il ne me manquait plus que le fouet et les menottes ~.

- Installe-toi, Naomi. Il me faudrait un air nonchalant, voir hautain. Tu fixes l’objectif sans accorder un seul regard à Nao. Quand à toi mon mignon, à genou devant elle ~

Je ne me fis pas prier pour me laisser glisser de l’accoudoir jusqu’au siège, reprenant alors ma position initiale en attendant que le bellâtre daigne exécuter les ordres. Pour l’heure, je m’interrogeais toujours sur ses capacités. Je n’avais jamais été impressionné par un collègue. Qu’il fasse déjà ses preuves, après, on aviserait…


“I’ve waited hours for this,
I’ve made myself so sick, I wish I’d stay asleep today.
I never thought this day would end,
I never thought tonight could ever be so close to me.”
The Cure
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Nao Onizuka
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MessageSujet: Re: Corps à corps   Mer 13 Juin - 12:56

Nao était d’humeur tout ce qu’il a de plus neutre pour la grande majesté des bas quartiers qu’il était. Il croise les bras sur son torse, imitant inconsciemment la jeune femme qui allait poser avec lui, par souci d’empathie qu’il ne métrise pas. Il écoute le photographe, mais ne suit pas son doigt, se contentant de ne pas le quitter des yeux, comme s’il ne montrait finalement rien. Le surnom qu’il lui attribue le fait arquer un sourcil. "Petite vedette" ? Non pas qu’il en doute. Disons plutôt que c’est ridicule. C’est un avis personnel, après tout. Il recule tout de même d’un pas, soudainement sur la défensive, comme s’il s’agissait d’une maladie qu’il allait pouvoir choper s’il entrait en contact avec cet abruti. La voix de sa collègue le sort de sa légère torpeur. Il tourne enfin la tête vers elle, même si ses yeux restent fixés sur ses lèvres. Il sourit à nouveau, faignant la compassion de façon totalement fausse pour qu’elle se rende bien compte de son ironie.

Il était tenté de lui présenter de plates excuses et de lui donner, lui aussi, un petit surnom, puisque cela semblait être la tendance ici. Il l’ignore encore et dirige son regard froid sur ledit fauteuil. Il le quitte des yeux quand elle y pose son séant, soupirant. Dieu, que tout ça se finisse vite ! Pendant que le photographe lui donne encore quelques consignes, l’insecte se glisse d’un pas silencieux vers elle. Il la regarde enfin, de haut en bas, sans aucune expression : ni dégoût, ni haine, ni admiration. Il n’apporte aucun jugement sur son corps, lui qui, habituellement, crache sur les représentantes du sexe faibles. Littéralement. Il se trouve que là, ce ne sont pas ses formes qui pourraient l’interpeler. Non, c’est sa peau. Il est tout simplement en admiration muette devant la peau de Naomi. Perdu dans sa contemplation, il écarquille les yeux en entendant le surnom dont il est victime à son tour. Ca n’a beau duré qu’une seconde, c’est largement visible. Il fronce ensuite les sourcils, sa lèvre supérieure s’ourlant un peu, profondément écœuré. Il tourne lentement la tête vers le photographe, le fusillant de son regard redevenu bleu électrique. L’autre ne dit plus rien, retournant à son appareil, semblant réaliser toute son erreur.

Nao finit par ferme les yeux, alors qu’il reporte son attention sur le mannequin assise à son aise dans le fauteuil. Il pointe le photographe d’un doigt, avec la même négligence dont ce dernier avait fait preuve en désignant Naomi juste avant.

Il est nouveau…

Mi-question, mi-affirmation. On ne saurait vraiment dire. Il n’attend pas vraiment de réponse. Sa voix s’est élevée dans l’air comme un filet. Un peu enrouée, mais où l’on sent toute la prestance qu’il y tient. Mais un sourire moqueur étire ses lèvres, comme s’il comprenait enfin la débilité profonde de cet artiste et ce qu’avait pu ressentir la jeune femme tout à l’heure. Il inspire et se met donc à genoux, devant elle. Certain pourrait penser que c’est un signe de soumission. Pour la photo, oui. Pour ce qui de la réalité et pour Nao, ce n’était rien d’autre qu’un rôle qu’on lui demandait de tenir. I était assez professionnel pour tous les suivre du mieux qu’il pouvait sans jamais rechigner. Si elle devait avoir un regard méprisant, lui, dans sa position, devait donc miser sur l’imploration, l’admiration, le désir. Il se met du côté de son dos, remarquant son tatouage, nouvelle obsession sur le corps de la jeune femme. Il l’observe un moment, juste une seconde, et finit par rentrer dans son rôle, prenant un peu appui sur l’accoudoir pour tenir sa position. Quelques clichés, quelques changements d’expression, toujours fixer la demoiselle, alors qu’elle n’accorde aucun regard au monstre. C’était tellement le reflet de la réalité que Nao en frissonne, un peu déstabilisé.

"Bien ! Très bien, mes beaux ! On va changer ta position, Naomi. Je veux de la domination et que tu prennes vraiment Nao pour l’esclave des temps modernes."

Le dit Nao arque un sourcil. Il se lève et va chercher un truc dans les accessoires, ayant une idée. Il n’a jamais attendu qu’on lui donne vraiment les choses, c’est pour ça que personne ne bronche vraiment quand ils le voient faire de lui-même le travail des assistantes. Il revient et passe aux côtés du photographe. Il s’arrête et revient rapidement à lui, en faisant un ou deux pas en arrière.

Au fait, surnomme-moi encore une fois et tu n’auras plus jamais l’occasion d’ouvrir ta grande gueule.

Sur cette douce déclaration, il retourne auprès de la jeune femme et lui tend un collier de cuir, avec une laisse. Il prend ensuite ses jambes d’une main, comme si elle n’était qu’un pantin, étonné d’arriver à la toucher avec tant d’aisance. Il les ramène sur le fauteuil, pour qu’elle y soit assise correctement, et finit par les lui écarter. Il la regarde, essuyant tout de même ses paumes sur le peu de tissu qu’il porte, sans s’en rendre compte. Réflexe de santé ! Moment de réflexion.

Ou tu les croises, comme tu veux.

Il n’ajoute rien de plus et se met justement entre ses cuisses, prenant une position plus soumise, mais pour que l’on voie bien la marque pour laquelle ils posent aujourd’hui tous les deux. Il se retrouve alors à la regarder droit dans les yeux, cambré un peu sur son corps, une main posée l’intérieur de sa cuisse.

"Ah oui, bien ! Mais je veux qu’on voie un peu plus tes yeux, Nao. Je les veux sur les photos."

La bête se tourne un peu, alors que le photographe bouge aussi, obéissant. Après tout, il est vrai que c’est son minois et surtout ses yeux bleus électriques qui l’ont fait connaître dans ce milieu. Non pas sa frêle musculature.
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MessageSujet: Re: Corps à corps   Dim 1 Juil - 16:02

Encore un soupire, d’impatience peut-être, alors que je sentais les doigts du jeune homme glisser sur ma cuisse, contact que je trouvais un peu trop indécent pour le shooting que nous avions à réaliser. Nous n’étions pas là pour une préquelle d’une mauvaise adaptation pornographique d’un film de Burton, après tout… Même si ce contact me déplaisait un peu, je restai néanmoins on ne peut plus professionnelle en le laissant faire, d’autant plus que la position semblait plaire au photographe : cet obsédé ~. Je pressentais néanmoins que ce contact était peut-être aussi déplaisant ou troublant pour moi-même que pour mon collègue. Il m’avait rejoint d’un air neutre et désintéressé, et s’il avait certes promené son regard électrisant sur les courbes délicates de mon corps à demi-nu, il n’avait laissé filtrer aucun désir ou convoitise au travers de son expression. Par conséquent, soit il était vraiment très très très sérieux dans son travail… Soit il était gay ! C’était une évidence, sinon, il aurait au moins laissé transparaître un quelconque signe ; le genre de signe plus moins discret et explicite qu’un représentant mâle de la race humaine lance à une femelle du même type lorsqu’il la juge apte à la reproduction. Du coup, je penche plutôt pour l’hypothèse de l’homosexualité. Je n’avais rien contre, je m’en réjouissais, au contraire. Il faisait partie du club très select des collègues qui ne me demanderaient pas d’aller boire un verre après une dure journée de labeur. Que du bonus en perspective ! Au fil des minutes passées en sa compagnie, je m’épatais également de nous trouver un point commun : la même haine communicative pour les sobriquets ridicules. Rien que ce constat fit imperceptiblement naître un sourire au coin de mes lèvres, plus encore le regret du photographe après le regard mauvais que Nao lui avait jeté. Ce petit commençait à me plaire, finalement.

Les flashes se succédaient les uns après les autres, interminablement, alors que nous conservions la pause, moi et mon regard méprisant et irrémédiablement fuyant face à celui du jeune homme qui ne souhaitait que m’hypnotiser, en vain. Je m’efforçais de garder mon dos à-demi tourné vers l’objectif, de manière à ce que ce dernier puisse capter les sensuelles courbes noircies qui étaient dessinées sur ma peau de nacre. Le photographe s’extasiait sur les orbes bleues électriques incrustées dans les yeux du bellâtre, si bien que l’espace d’un instant, j’eu moi aussi l’envie de les fixer pour voir si tout ce tapage était bel et bien mérité. Il est vrai qu’elles étaient troublantes de pureté, comme un océan sans fond, juste l’infini.

- Okay génial ! On change de position les enfants !


L’assistante se précipita vers moi pour arranger mon maquillage tandis qu’un technicien changea la lumière de position. Malgré l’agitation, je suivais du regard mon collègue qui quitta le studio pour n’en revenir qu’une ou deux minutes plus tard, tenant fièrement entre les mains un collier de cuir et une laisse métallique. Bonne idée ! Ce garçon avait de la ressource. Je ne manquais pas de gratifier son initiative d’un sourire presque maternel avant de prendre le collier d’une main, et la laisse de l’autre que je finis par laisser choir sur mes genoux, sentant désagréablement les anneaux de métal froid glisser entre mes cuisses. Alors qu’il reprend donc cette position un peu plus osée, m’écartant les jambes sans même se douter de ce qu’il faisait (il était bel et bien gay ~), je me laissai simplement faire, l’autorisant à se glisser entre mes cuisses dans cette médiocre imitation de lancement de préliminaire. Préalablement, je m’étais permis de lui attacher le collier autour du cou, mais bien vite, la position et le mouvement que Nao avait initié m’avait déplu. Même si le photographe semblait trouver ça bon, je continuai à trouver cela assez médiocre. Nous pouvions faire mieux. Beaucoup mieux. Ces idiots voulaient du sexe ? Ca les faisaient bander derrières leurs spots lumineux, leurs objectifs ou même leurs costards à 20 000 yens la cravate ? Parfait. J’allais leur donner un peu plus que ça alors… Je souriais à cette idée, et me tournai vers le photographe.

- Attend une minutes tu veux ? Puis, reportant mes iris dorés sur Nao j’ajoutai ; Fais-moi confiance, okay, j’ai une idée… Laisses-toi faire !

J’avais agrémenté cet ordre d’un petit sourire que je voulais malicieux, tandis que je redressai lentement ma jambe, m’enfonçant dans le fond du fauteuil pour commencer. Je levai la jambe jusqu’à que la pointe de mon talon aiguille aille sensiblement épouser le creux de l’épaule de mon partenaire, avec toute la douceur dont j’étais capable. Puis j’agrippai le cordon métallique relié au collier et tirait doucement vers moi, de manière à ce que le jeune homme se tende à l’extrême vers moi, tout en ressentant la pression sadique et sans doutes désagréable de mon talon sur sa peau. J’entendais les appareils photo s’affoler, libérant leur salve de flashes, désireux de n’en louper aucune miette, tandis que j’effectuai mes mouvements. Je commençai à me prendre au jeu, j’adorai jouer ce rôle-là. Au piège que j’avais tendu à ma supposée proie, quand bien même celle-ci était prise en tenaille, je pris le parti de pousser encore plus loin la provocation, venant cambrer sensuellement mon dos en avant, de manière à m’approcher encore davantage du visage du jeune homme. Je jouais de mes courbes avantageuses devant l’objectif, tirant un peu plus sur la cordelette pour que nos visages se frôlent presque. Je souriais en le fixant d’un regard tantôt sadique, tantôt tentateur. J’étais dans mon élément.

- Parfait ! Putain c’est ça qu’on veut ouais ! Du désir, du sexe ! Je veux que cette putain de pub donne envie de baiser !

Le photographe semblait prit d’une euphorie totalement incontrôlable, tellement édulcorée qu’il en avait l’air ridicule. Nul besoin de lire dans ses pensées pour savoir que tout ça l’excitait, il suffisait de jeter un petit coup d’œil à la boursoufflure qui gonflait son pantalon au niveau de l’entrejambe. Obsédé ~.

“No one knows what it’s like to be the bad man, to be the sad mad,
Behind blue eyes.”

Limp Bizkit
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