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 { Looking for my Name ▬ Demi-Lune.

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Akio Kimera
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MessageSujet: { Looking for my Name ▬ Demi-Lune.   Mer 6 Juin - 17:58


Looking for my Name.





Il était l'enfant raté d'une génération oubliée.
Akio posa son livre sur sa table de chevet. Il n'était pas trop tard, mais la nuit s'était déjà abattue sur Tokyo. Le jeune homme leva sa tête vers la fenêtre en face de son lit. La lune brillait plutôt bien. Il pensait bien qu'il n'allait pas rester ici ce soir. Oh non. Satoru avait prévenu plus tôt qu'il ne rentrerait pas pour la nuit. Tant pis s'était dit Akio. Lui qui voulait passer du bon temps avec son ami, c'était plutôt raté. Le jeune homme sortit de son lit et enfila ses chaussures, lançant un dernier regard sur son livre. Il n'était vraiment pas du genre à passer sa soirée le nez entre les pages. Lui il était plutôt du genre à faire la fête et boire, quitte même à passer la nuit chez un mec pour s'envoyer en l'air. Il n'avait pas tellement de soucis à ce niveau-là avec Shinishi et Satoru. Faisant partie de ce harem, il était néanmoins assez libre de courir à droite et à gauche, du moment que son coeur ne battait pas pour un autre que le Wolf et que son cul ne se trouve pas chez un autre Démon. Chose quelque peu ardue puisqu'il était assez difficile de différencier un Humain normal d'un Démon en couverture. C'était même impossible. Akio faisait attention mais savoir qu'un tel ou tel était une créature de la nuit, ça l'effrayait un peu.
Quand Akio apprit l'existence des Démons, il avait été interloqué. Pas terrorisé, mais il avait essayé de comprendre. C'était toujours difficile pour quelqu'un de dire quelque chose à l'autre, et dans ce cas précis Shinishi n'avait pas lésiné sur les mots. La sincérité était de paire avec cet homme. Un Wolf intrépide, beau gosse, jeune, aussi excité qu'une puce. Akio se rappelait que lors des périodes de chaleur des Démons, Shinishi était particulièrement instable. Il fallait qu'il copule. C'était inévitable. Et heureusement qu'Akio n'était pas le seul homme de son harem, sinon il n'aurait plus pu sortir du lit avant plusieurs jours. Toujours était-il que ce soir, en plus que son colocataire fusse absent, Shinishi était pris. Un truc personnel, quelque chose du genre. Il ne se souvenait plus très bien et il ne voulait pas s'en rappeler. Alors il se mit en tête de se changer les idées. Il allait quitter son appartement et passer un bon moment dans un bar gay, et voilà le travail.

Akio se prépara pour sortir. Il ne mit pas très longtemps pour ce faire. Il enfila sa veste, attrapa son trousseau de clés, son briquet, son paquet de cigarettes et n'oublia pas son précieux téléphone portable. Après avoir vérifié que tout était en ordre dans les pièces, il sortit et ferma le logement à clé. Il déambula en trombe les escaliers pour rejoindre l'extérieur. La rue n'était pas très fréquentée ce soir. Akio regarda autour de lui et s'alluma une cigarette avant d'enfoncer ses mains dans ses poches, l'air pensif. Clope au bout des lèvres, ses yeux glissaient sur des affiches publicitaires, des couples par ci par là, des chiens errants... Bref, c'était vraiment banal jusque là. Ses jambes le guidaient vers cette destination très prisée des jeunes homosexuels: la boîte de nuit Kousokou. Il y allait souvent. Il avait même travaillé là-bas un moment, quand il ne savait pas quoi faire pour survivre. Avant de commencer dans la coiffure, Akio avait enchainé les petits boulots, et il avait passé du temps à ce bar en tant que serveur. Les clients draguaient beaucoup, et il ne s'étonnerait pas si ce soir aussi les hommes derrière les comptoirs se faisaient assaillir de demandes plus éhontées les unes que les autres. C'étaient les risques du métier...
Akio jeta la cigarette qu'il avait descendu tout le long du trajet. Ses yeux rivèrent sur l'enseigne du bar où pululaient les clients. Jeunes comme plus âgés, ils attendaient leur tour à l'entrée où des gardes du corps triaient les spécimens. Le jeune homme s'avança prudemment vers la queue et attendit un peu impatiemment son tour. Il n'aimait pas s'ennuyer la nuit et entrer dans cette boîte de nuit lui permettrait de ne pas se fixer sur le temps. Evidemment, quelques petits joueurs s'amusaient à tripoter les fesses de l'un ou de branche l'autre. Akio avait l'habitude à force de traîner dans cet endroit. Il a une assez bonne répartie et il avait connu ces provocations. Il regardait les mains se balader, les lèvres s'approcher des oreilles. Lui il s'en fichait, personne ne l'embêtait et c'était mieux ainsi. Quand ce fut son tour, il ne jeta même pas un regard aux costauds aux lunettes noires qui le laissèrent passer sans un mot. Mains dans les poches, Akio pénétra dans l'antre de l'alcool, la danse et la luxure.

Cet endroit lui avait manqué, quelque part. Tout le monde semblait très joyeux et la piste de danse était très chaude, très remplie. La musique tambourinait aux tympans d'Akio qui traversa quelques groupes formés pour la fête avant de rejoindre le bar. Il n'engagea aucune conversation. Les barmans étaient assez débordés parce que ce soir, la boîte de nuit avait particulièrement du succès. Akio était plutôt content. Il allait pouvoir fricotter et plus d'une fois. Après avoir commandé un verre de vodka, il laissa ses yeux dériver sur quelques hommes potentiels. Il s'amusait à sa manière, s'inventant des excuses pour approcher ses proies. Akio avait l'air d'un vrai chasseur de sexe là. Collectionner les amants, ce n'était pas vraiment son but. Lui, tout ce qu'il voulait, c'était profiter au maximum de sa vie, ce qui signifiait boire, coucher et s'amuser. Une fois son verre servi, le jeune homme le descendit en quelques gorgées, s'essuya les lèvres et se leva de son siège. Il laissa son corps se faufiler entre les groupes, restant tout de même écarté de la piste de danse. Danser, ce n'était pas vraiment son truc. S'il allait là, c'était surtout pour draguer et se faire draguer. Il aimait bien qu'on le complimente sur son physique, lui qui parfois voyait noir. C'était dans ce genre de soirée qu'il reprenait de l'assurance et qu'il craquait en finissant dans un lit.
Une paire d'yeux d'un bleu transcendant attira son regard. Il ne perçut que cela de l'homme qui l'observait. La salle était trop sombre pour qu'il distingue autre chose, et l'inconnu se tapissait dans un coin. Akio arrêta de slalomer entre les gens avant de faire face à la paire d'yeux. Il ne l'avait même pas repéré celui-là. Il affronta du regard cet homme. Il se retenait de sourire pour le charmer. Il ne savait quelle tête il avait, ni même s'il était jeune ou plus âgé. Grand, musclé ? Petit, mince ? Décidément, il était bien dur de deviner quoi que ce soit d'où il était. Akio se rapprocha de ces yeux bleu électrique. Lentement, mais sûrement, il s'approchait probablement d'un piège où il se retrouverait coincé. Il n'avait pas vraiment conscience du danger. C'était comme si ces yeux l'appelaient. L'appeler à oublier où il était. A oublier qui il était.


Dernière édition par Akio Kimera le Sam 16 Juin - 14:04, édité 1 fois
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Nao Onizuka
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MessageSujet: Re: { Looking for my Name ▬ Demi-Lune.   Mer 6 Juin - 20:28

- Tu as lu "La République des animaux", César ?
- Non, mais j’ai déjà enculé un mouton.

187 : code meurtre





Encore une nouvelle journée. Encore peupler cette putain d’agence de mannequin. Encore traîner les rues et les bars. Encore fumer clopes sur clopes. Encore se taire… Nao ouvre les yeux. Se taire ? Il sourit, espiègle. Malicieux ou cruel. Il sourit, c’est un bon début. L’idée de se taire le pousse à tourner la tête vers le réveil. Qu’il cherche des yeux. Il n’a jamais eu de réveil. Soupir. Encore se taire. Ou bien se révolter. Il perd son sourire et referme les yeux. Il remonte la couette sur son corps et se tourne vers le mur. Second soupir. Encore saluer ses frères. Définitivement, il rouvre les yeux à cette idée.

Frères ? Mais putain !

Rire espiègle. Malicieux ou cruel. Un rire, déjà. Il s’assoit et tend le bras vers la table de chevet, cherchant à tâtons son paquet de cigarettes d’où il tire une de leur jumelle. Il la porte à sa bouche, tournant lentement sa tête sur ses épaules, faisant ainsi craquer sa nuque. De nouveau, ce même geste pour y trouver le briquet et incendier le petit bâton de nicotine. Il tire une latte et fixe le mur en face de lui, grattant distraitement son cou, avant de remettre ses cheveux derrière son oreille. Vainement, puisqu’il baisse la tête ensuite. Ses frères. Et tous ces gens dehors. Tous ceux apprivoisés. Ce n’est plus un soupir qui secoue sa carcasse un peu sèche, mais un frisson, qui finit de réveiller sa peau. Nouvelle taffe sur la clope, avant de bouger frénétiquement ses jambes pour en chasser la couverture.

La bête bouge, se débat, se lève et se traîne jusqu’à la pièce voisine, cœur de son nid. Il écrase son mégot à peine consumé dans le cendrier, le dos vouté, la mine fatiguée. Longue nuit. Il ouvre un store et regarde le ciel. Et, à vue de nez, il l’a rattrapée toute la journée. Vingt heures. Le soleil s’étiole, mais le jour persiste. Après soupirs et frissons, c’est un grognement qui s’échappe de la gorge de Nao. Enfant capricieux déjà reparti vers le lit. Mais le voilà qui s’arrête en voyant les draps défaits et froissés. Lentement, ses mains se détachent de son corps, pour se relever jusqu’à ses joues. Réveillé trop tard et ouais, les draps sont vides. Les doigts touchent la peau usée par la vie qu’elle mène. Celle d’un homme dans la force de l’âge, mais que la vie a gâché. Que les vices ont marqué. Sans un mot, sur la pointe des pieds, l’amant est parti. Il cache son visage derrière ses mains osseuses et finit par les réfugier dans ses cheveux, son regard électrique de nouveau rivé sur le lit. Ou bien l’amant n’a jamais franchi la porte. Comme si elle allait lui donner la réponse, il tourne la tête vers l’entrée, sans lâcher ses cheveux.

Aucune réplique. Evidemment. Le monstre laisse mollement retomber ses bras le long du corps et migre jusqu’à la salle de bain. Une douche, un jeans serré et un débardeur trop large et déchiré plus tard, le voilà à nouveau avec une cigarette entre les lippes, à dévaler les marches. Quitter son appartement irrémédiablement désert pour aller se jeter dans la foule mondaine le met plus en joie qu’il veut bien le laisser croire, ce soir. Les rues sont vides, les restaurants ferment… Combien de temps a-t-il pu passer à fixer ses draps, finissant par admettre qu’aucune forme ne se dessinera dedans sans qu’il aille chercher un corps à souiller ? Quelque chose à se mettre sous la dent. Quelque chose à se foutre sous la queue. Les mains enfoncées dans les poches arrières de son jeans, il parcourt les ruelles sombres jusqu’à tomber sur une boîte de nuit. Une de celles dans laquelle il aurait pu danser, pour exhiber son corps à d’autres. Mais ce n’était plus d’actualité. Maintenant, c’était surtout son visage qui lui faisait gagner sa croute. Enfin, faire le gigolo avait été la bonne époque ! Il était alors plus simple d’avoir quelque chose à se mettre sous le coude. En tout cas, à mettre à ses genoux. Quand ce n’était pas lui qui finissait par écarter les cuisses. Les rares amants à lui être passés dessus n’ont plus l’occasion de s’en vanter. Il en avait vu défiler un certain nombre, de tous les genres… Les visages ? Non, il ne s’en rappelle pas vraiment. Disons que ce dont il se souvient surtout c’est ce qui se situait en-dessous de la ceinture. Il a appris très tôt une vérité qu’il ne dément plus depuis : la taille ne compte pas, ce qui compte avant tout c’est le goût.

Et la musique lui vrille les tympans. Il est entré sans problème. A peine à l’intérieur, il se dirige déjà vers la piste de danse. Un déhanché par-là, un regard de braise par-ci, il lève les bras au-dessus de la tête, ondulant son corps. De la même façon qu’un serpent. De la même façon que celui qui tenta Eve. La fièvre s’empare de lui et les regards sur son corps le chauffe encore et encore. Il joue, mais ne conclue rien. Une main baladeuse d’un côté, des lèvres désireuses de l’autre. Et toujours finir par se recentrer sur soi. Jusqu’à ce que ces mirettes électriques se posent sur la proie. La victime. L’élu. Il rit un peu et s’éloigne du dance-floor, laissant les étourdis se remettre de son passage sulfureux, pour suivre le nouveau-venu en parallèle de son chemin. Une table occupée, la voisine vide. Il chaparde un verre au passage et s’échoue sur le canapé défoncé. L’épier, alors qu’il pense déjà au petit jour, rentrer, se souvenir du temps entre ses fesses. Nao passe sa langue sur ses lèvres, avant de se tapir un peu plus dans l’ombre. Il baisse un peu la tête, mais pas assez pour dissimuler son regard. Un sourire ourle ses lèvres, famélique, alors que l’antilope avance vers la cage au fauve. Vient se blottir bientôt entre ses griffes, entre ses cuisses.

Nao vide le verre d’une traite, avant de le reposer tranquillement sur la table. A l’envers. Il ne quitte plus l’autre du regard, soutenant le sien en silence. Silence qu’il entretient d’ailleurs quand il se lève et fait le dernier pas vers lui, agrippant son bras. Il le tire dans la foule, maintenant sourd et aveugle à tous les regards qui peuvent glisser sur eux. Se montrer en spectacle, voilà ce dont il a envie ce soir. Peut-être que, dans dix minutes, il voudra fuir tout ça. Mais là, carpe diem, il veut qu’on le voie. Il colle son corps bouillant à celui de l’inconnu, ondulant son bassin contre le sien, alors que ses mains glissent le long de ses hanches. L’une griffant sa peau, tandis que l’autre bloque ses reins pour l’obliger à rester contre lui. Et ses lèvres qui s’approchent des siennes, les frôlant, les mordillant, pour finir par ne rien lui donner de concret. Et son bas-ventre qui s’électrise, face aux réactions de l’étranger. Et son visage qui glisse finalement dans son cou, pour venir jouer avec son oreille. Pour que son corps finisse par quitter le sien, laissant la place à sa main pour se glisser sur son érection. L’enserrer, un peu, puis beaucoup. Puis repartir et mordre violemment son cou. Et partir enfin. Complètement. Le laissant là, dans la foule des danseurs, se faufilant pour quitter tout ça. Faire comme si de rien n’était. Nao sourit, s’étire, bouge encore un peu en rythme et finit par retourner à sa table. Son verre retourné, signe qu’il en attend un autre, a fonctionné : le voilà avec une vodka fraîche à la place de son ancienne, vidée d’un trait. Il finit celle-là et fixe la piste, attendant le retour de son jouet. Pile ou face.
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Akio Kimera
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MessageSujet: Re: { Looking for my Name ▬ Demi-Lune.   Sam 16 Juin - 13:59


Looking for my Name.





Toute note devait finir en mourant.
Il refaisait le rêve obscur du Nil. Des forêts secrètes trop vides. Vides d'amour. Vides de sensation. Elles étaient encore plus fades qu'Akio en cet instant. Lui qui désirait ardemment crever les yeux de cet inconnu tellement ces iris le dénudaient. C'était beau. C'était même magnifique. En fait, il n'y avait aucun mot pour qualifier cette couleur. Ce bleu électrique lui vrillait le cerveau. Et il bougea. L'homme tapi dans l'ombre avait cerné le regard insistant d'Akio. Rapidement, il se trouvait pile en face de lui, à quelques centimètres de ses lèvres. Akio fit un geste en arrière. Chose veine car même s'il essayait de s'enfuir, son corps lui voulait jouer. Jouer avec ces yeux, jouer avec ces mains. Et ils dansèrent.
La piste de danse était très chaude. Tout le monde était concentré pour draguer l'un ou l'autre. Quelques attouchements par ci, des baisers par là. Rien que du jeu. C'était également le cas avec Akio et sa "prise" du soir bien que ce fusse lui qui fut pris entre les griffes du bellâtre. Il se sentait hapé par la puissance du désir de l'autre. Cet homme était radicalement différent des aventures d'un soir du jeune homme. Il était bizarre. Leurs lèvres se frôlaient, se mordillaient, et pourtant Akio ressentait le désir immense de l'embrasser. A chaque fois qu'il essayait de clore ses lèvres aux siennes, l'inconnu se reculait et ondulait de plus belle contre lui. Il maintenait Akio fermement pour qu'il ne s'enfuit pas. L'atmosphère était palpable. Ils s'échangèrent quelques attouchements. L'inconnu opta pour l'entre-cuisse d'Akio qui réagissait sensiblement bien aux caresses. Pour sa part, notre coiffeur s'attaquait aux fesses de l'homme. Ils se provoquaient, tout ça dans le but probable d'encore plus s'échauffer et qui sait, passer à l'étape supérieure.
Et puis soudain, le "pêcheur" lâcha sa proie et retourna se tapir dans l'ombre, s'asseyant à une table. Akio resta planté en plein milieu de la piste de danse, suivant du regard cet homme hors du commun. Lui, il était de plus en plus bizarre. Il était difficile à charmer et ses manières plaisaient bien à notre coiffeur. Ce dernier s'écarta des autres, s'approchant dangereusement de l'homme sur qui il avait jeté son dévolu pour la soirée. Arrivé à la hauteur de la table qui accueillait le verre de vodka de l'homme aux yeux électriques, Akio croisa les bras, feignant de ne pas être assez satisfait. « C'est comme ça que tu chauffes un mec toi ? Ça marche bien en tout cas. » Se moquant d'une quelconque réaction de son interlocuteur, il prit place à côté de lui. Toujours dans ce jeu de tentation, il laissa sa main glisser sur la cuisse du jeune homme, ses doigts frôlant son entre-cuisse. C'était bien son but ce soir: finir chez quelqu'un. L'ennui de la solitude à l'appartement, il le fuyait. Il préférait de loin se déhancher pour quelqu'un plutôt que de se laisser crever au fond de son trou. Il se savait plutôt attirant avec sa gueule d'ange, et il avait déjà parié que la plupart de ses amants d'un soir s'étaient passé le mot pour se le mettre dans leur lit. Il restait à savoir si l'homme qu'il était en train de chauffer sur la banquette l'avait attiré dans ses filets par hasard ou s'il avait entendu parler de lui. Akio n'aimait pas tellement faire ce genre d'hypothèse, surtout quand il s'agissait des personnes avec qui il couchait. Mais pour l'instant, qui pourrait dire qu'il allait finir nu sur cet homme ? Personne.

Akio faisait complètement abstraction du monde qui les entourait. Il riva ses yeux sur le verre de vodka de l'inconnu et, apercevant un serveur qui passait par eux, il lui demanda humblement de lui apporter un verre de saké. La soirée battait son plein et Akio voulait en profiter. Il aimait énormément se saouler avant de coucher. Cela lui permettait de se détendre, de refouler une quelconque résistance de la part de son inconscient. Des fois il lui arrivait de ne pas vouloir se souvenir de ses parties de jambes en l'air. Si ce soir cela devait se faire, il ne savait pas encore s'il devait énormément boire ou rester modéré sur l'alcool. Toujours était-il qu'en ce moment même, il essayait d'exciter le beau mâle qui se trouvait côté de lui. Son visage proche du sien, Akio laissait sa langue parcourir la peau douce de son camarade de jeu, sa main empoignant plus ou moins fort son membre par le pantalon. Ses yeux glissèrent sur le serveur qui revint quelques minutes plus tard, le verre rempli à rabord devant lui. Il s'écarta légèrement de l'inconnu avant d'attraper le verre et de le porter à ses lèvres. Il but plusieurs gorgées de cette liqueur tant désirée avant de reposer la coupe sur la table, s'essuyant la bouche des quelques gouttes qui coulaient.
Pendant un instant, il crut sentir les yeux bleu électrique dans son dos. Il se sentait épié. Un frisson parcourut son échine. Akio se retourna vers l'homme et le dévisagea. Il avait des yeux bien trop beaux pour être un simple humain. C'était une conclusion certes hâtive et sa langue lui brûlait de demander s'il était un Démon ou pas. Il ne mit pas beaucoup de temps à réfléchir s'il devait le faire ou non. Après tout ces deux-là n'allaient plus se revoir après, si ? « T'as des yeux bien trop bleus pour que tu sois normal... Je sais. Tu es un Démon, pas vrai ? » fit-il en dégageant une mèche de son visage. Il était très serein. Il n'avait pas peur des Démons. Avec le temps, il s'était habitué à leur existence. Mais ce dont il avait le plus peur, c'était d'être confronté à leur forme horrible de monstre. Il frissonna. Non, il ne devait pas penser à ça. De toute façon il n'était pas absolument sûr de la nature de l'homme à ses côtés. Tant qu'il n'avait eu de réponse, il ne pourrait pas confirmer son hypothèse. Et cela ne le tourmenta pas. Au contraire, il faisait comme si de rien n'était, ses doigts glissant sur la cuisse de son interlocuteur, patientant sagement. Toutes ces généreuses attentions qu'il offrait à cet homme, il ne s'en rendait même pas compte. C'était dans ses habitudes d'appâter l'autre. Du moment qu'il obtenait ce qu'il désirait, plus rien d'autre n'avait d'importance à ses yeux. Il avait soif. Soif de profiter de cette soirée. Avec lui ou un autre, qu'importe. Il voulait passer une bonne soirée.
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