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 [Pleine Lune] Haute voltige ~ Akira

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Rengu Yamiko
Humain

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MessageSujet: [Pleine Lune] Haute voltige ~ Akira   Ven 2 Déc - 10:55

Haute voltige

Il est plutôt mignon ton petit ami.
Maman, on est pas encore en couple! dit-il en rougissant.
Pas encore, comme tu dis.
M'man!
C'est bon, j'arrête de te taquiner. dit-elle en posant un baiser sur son front.
Mais il faisait déjà sa tête de boudeur. Ceci dit, il était tout à fait vrai qu'il aimerait bien être son petit-ami, ou du moins être très proche de lui. En repensant au baiser que lui avait donné Akira avant de sonner à la porte, il se remit à rougir légèrement. Après quelques minutes de silence, il finit par quitter le palier de la maison et rentra à l'intérieur pour aller directement dans sa chambre. C'est qu'il n'avait pas envie de croiser son jumeau. Et à présent qu'il était chez lui, Rengu ne pensait plus qu'à une seule chose : retourner auprès de son rouquin !

* * *
Bon, dans quelques jours, ce serait l'anniversaire de sa mère, il fallait lui trouver un cadeau ! Rengu avait décidé de lui acheter quelque chose tout seul, sans son jumeau pour être sûr de pouvoir acheter ce qu'il avait en tête et ne plus avoir à faire un cadeau commun avec lui. Il avait économisé son argent de poche pour être certain de pouvoir lui acheter quelque chose qui lui ferait plaisir – et en même temps, il aurait voulu acheter quelque chose pour une certaine personne que Shigure ne porte pas spécialement dans son coeur. D'où le fait qu'il ait préféré y aller seul. C'est ainsi donc qu'il était partit seul affronter les rues bondées de Shibuya dans l'espoir de se rendre dans le grand complexe commercial qui s'y trouve. Il était certain que là-bas il trouverait son bonheur ! Porte-monnaie dans une poche, portable dans l'autre, il avait soigneusement attendu que son jumeau soit occupé ailleurs pour sortir tout seul dehors. Oh bien sûr, cette fois-ci, il n'avait pas manqué de laisser un petit mot sur le buffet à l'entrée pour leur assurer qu'il ne faisait pas encore une fugue. D'ailleurs, il n'avait plus de raison de s'en faire pour ça.

Rengu avait de quoi être content, il avait le numéro de téléphone et l'adresse de son rouquin et en plus, suite à sa rencontre avec sa mère, cette dernière ne semblait plus avoir de crainte ! Il avait surement dû lui taper dans l'oeil, mais sa mère avait lui avait trouvé plein de charme au plus grand damne de son frère jumeau qui continuait toujours de le détester. Pff, ça se voyait qu'il n'avait pas passé un peu de temps avec son Akira adoré ! Ce n'est pas lui qui serait capable de lui faire du mal, en plus il est très gentil et a pris soin de lui la dernière fois quand il a fait sa fugue. Sans qu'il s'en rende vraiment compte, un fossé avait commencé à se creuser entre lui et Shigure et ne semblait pas vouloir se reboucher. C'était ainsi depuis sa rencontre fortuite dans le métro qui ne lui avait pas plus. Le blondinet n'est certes pas aussi prudent que lui, mais ce n'est pas pour autant qu'il irait se jeter dans les griffes d'un psychopathe assoiffé de sang et de sexe. Tout ça pour dire que depuis qu'il était rentré de chez Akira, il n'avait quasiment pas parlé avec son frère et préférait encore aller faire ses achats sans lui, au risque de se perdre un peu...

En tout cas, c'est ce qui lui arriva dans le Centre Commercial 109, mais en même temps, ça pouvait arriver à n'importe qui ! Il y a tellement d'étages, de boutiques, que c'est tout simplement humainement impossible d'arriver à se diriger ici sans se reporter sur un des grands plans affichés aux murs. Il lui fallut bien deux trois heures pour parvenir à trouver un cadeau pour sa mère et pour Akira. Il était tout fier de lui d'avoir réussi, il ne lui restait plus qu'à les offrir. Pour sa maman, il savait déjà quand il allait pourvoir lui donner – le jour de son anniversaire, évidemment – mais pour son rouquin, ça restait un peu plus dur. À moins de l'appeler pour lui donner rendez-vous ou de la croiser par hasard – en supposant qu'il aurait le cadeau sur lui – il avait moins d'occasions pour le lui offrir. Enfin bon, il ne fallait pas qu'il se décourage pour si peu !

Voyant l'heure un peu tardive sur une grande horloge dans le hall du complexe commercial – à savoir 18h15 – Rengu se prépara au retour. Évidemment, c'est là que les choses se compliquèrent pour lui... Il n'y a plus besoin de préciser qu'il a une amnésie lacunaire qui affecte aussi bien sa mémoire à long terme que celle à court terme, dans le cas présent, il avait oublié comment regagner la gare de Shibuya pour pouvoir rentrer chez lui... Oui, c'était un problème assez embêtant et impossible de demander son chemin à quelqu'un ! En plein samedi, les rues de Tokyo, principalement ici et à Shinjuku étaient noires de monde, cela rendait les choses très difficile pour arrêter quelqu'un et lui demander son chemin. Prenant son courage à deux main, le blondinet tâcha de refaire à l'envers le chemin qu'il avait pris pour venir ici et essayant de se rappeler de détails qu'il avait vu en chemin. Autant dire que ce n'était pas une mince affaire, mais il était convaincu que de toute façon, il finirait bien par retrouver la gare ! Il suffisait juste de s'approcher suffisamment pour éventuellement trouver un panneau qui indiquerait où elle se trouvait.

Se faufilant à travers la foule, Rengu finit par tomber sur des rues moins fréquentées où il était donc plus facile de se déplacer. Il avait donc aussi plus de chance de pouvoir arrêter quelqu'un pour lui demander son chemin ! Mais à chaque tentative, soit on l'ignorait complètement, soit la personne ne savait pas comment s'y rendre – et c'était souvent le premier cas qui tombait. Force à force, il commença à se décourager et à se dire qu'il n'aurait jamais dû sortir tout seul. Mais la seule personne qui aurait pu l'accompagner, c'est Shigure et après sa dispute avec lui, l'idée de faire une sortie avec lui ne l'enchantait pas des masses. Mais bon, voilà où il en était en attendant : perdu dans les rues de Shibuya. Il se mit donc à marcher un peu au hasard, essayant de rester près des rues très fréquentées pour être certain de ne pas s'éloigner des axes principaux. Mais après une bonne demi-heure de marche voire peut-être même une heure, il ne trouva toujours pas la gare. Sans s'en rendre compte, le blondinet avait quitté le précédant arrondissement et se trouvait à présent à vagabonder dans les rues de Shinjuku ! Autant dire qu'il était très loin de la gare à présent, sachant encore moins où il se trouvait et où il devait aller.

Incapable de savoir par où il devait aller, Rengu finit par se trouver par mégarde dans les rues les plus mal famées de Shinjuku, sur les trottoirs même du Kabukichô, la rue des prostitués. Et vous imaginez facilement un adolescent d'à peine dix-sept ans, le regard innocent, une poche à la main se baladant dans le coin le plus perverti de Tokyo ? C'était bon pour qu'il se fasse violer ! Pas rassuré dans cet environnement plus que douteux, il chercha une fois de plus à demander son chemin mais il ne récoltait que des « Dégage gamin ! » ou des « T'es pas un peu jeune toi ? » voire même parfois des propositions bizarres... Mon dieu, mais où était-il donc tombé ? Sortant son portable de sa poche, le blondinet se décidait à contacter quelqu'un pour l'aider... mais qui ? Les seuls numéros qu'il avait dans la mémoire de son téléphone était celui de sa maison, celui de son frère jumeau et celui... d'Akira. Long dilemme pour savoir qui il allait appelé et lorsqu'il se fut décidé, il appuya sur la touche "appeler". Mais subitement, son portable afficha un écran noir : plus de batterie !

Il y a des jours comme cela où on se dit qu'on aurait mieux faire de rester dans son lit pour ne plus en bouger de la journée. C'était exactement ce que ressentait Rengu à cet instant, les yeux rivait sur son écran vide … Et donc, il faisait quoi maintenant ? Rangeant son portable dans un profond soupir de désespoir, il comptait continuer son chemin en espérant vite sortit de ce quartier quand un homme, dans la vingtaine sans doute, plus grand lui mais à la même couleur de cheveux s'approcha de lui et le bloqua contre le mur en posant son bras sur celui-ci, juste au dessus de sa tête. Intimidé, le blondinet n'osa pas bouger d'un cheveux, fixant l'inconnu de ses prunelles bleus où on lisait clairement sa peur et son désorientation. Mais face à se silence pesant et ce sourire qui en disait long sur les pensait qu'il avait en tête, il était obligé de dire quelque chose.

Euh... dîtes... vous savez où se trouve la gare ?...
Et l'homme éclata de rire.
Tu ne préfèrerais pas plutôt t'amuser avec moi?
Ben... c'est que je dois rentrer chez moi...
Allons plutôt chez moi, je prendrais bien soin de toi tu verras.

Rengu secouait vivement la tête, il ne voulait définitivement pas partir avec cet homme louche ! Mais tandis qu'il voulu s'écarter de l'homme, celui-ci le coinça contre le mur de son corps avant de glisser ses lèvres dans son cou et lui laisser la trace d'une morsure. Sous l'assaut de cet homme, il ne parvint à lâcher qu'un « Non ! » alors qu'il était coincé sans moyen de s'échapper. Que pouvait-il faire face à un type de vingt bon centimètre et une trentaine de kilos de plus que lui ? À son échelle, il était juste impuissant et sans défense, il tremblait déjà en sachant ce qui allait lui arriver. Jamais plus il ne pourrait regarder Akira en face après ça ! Si seulement il pouvait l'appeler à l'aide...
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Akira Setsuko
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MessageSujet: Re: [Pleine Lune] Haute voltige ~ Akira   Dim 4 Déc - 18:17





Pleine lune.

Cette vérité universelle frappait mon esprit d’un ordre auquel je ne pouvais pas me soustraire. Cette nuit, pour mon boulot, j’étais pseudo-malade et ça l’aurait foutu mal pour l’image que je me présente dans mon état. Pour l’instant ça marchait. J’avais prévu de ne pas sortir de chez moi, de me cloitrer dans la plus totale pénombre pour éviter au maximum ma transformation, mais la Lune ne s’attaquait pas qu’à mon corps. Elle empoisonnait aussi douloureusement ma psyché, elle changeait ma personnalité. Son rire cristallin et silencieux me faisait l’impression d’une atroce morsure, et le seul moyen que j’avais de me soulager, le seul salut possible, c’était d’arrêter de lutter. Alors j’étais sortit.

Il devait être 19h, et pourtant les coups obsédants des rayons lunaires qui commençaient à peine à me toucher m’obligeaient à me laisser transformer et à n’écouter que mes pulsions de violence ou de sexe. Le soleil disparaissait lentement à l’horizon, et parcourant le ciel crépusculaire de battements d’ailes silencieux, j’apercevais de mieux en mieux les autres silhouettes volantes. L’une d’elle se mit dans l’idée de m’attaquer. Il s’agissait d’un oiseau plutôt commun et je savais plus ou moins qu’il ne ferait pas long feu face à moi. Je m’en pris d’abord à ses ailes, comme tout démon avisé le ferait, et comme j’étais significativement plus rapide, il se retrouve vite en difficulté. Je ne faisais pas attention au sang sur mes serres. Je ne m’occupais que de l’abattre. Je n’entendais pas ses cris agressifs, puis implorant. Finalement il tomba lourdement sur un toit d’immeuble et resta un moment immobile avant de relever la tête vers moi. Je l’avais descendu, j’avais gagné. Pas la peine de se tuer entre Lovebirds, celui qui ne peut plus voler est le perdant, et une fois de plus ce n’était pas moi.

Après cette petite prise de bec, je me sentais plus serein, et l’idée saugrenue de reprendre forme humaine me traversa l’esprit quand je survolai Shinjuku. Sous forme humain, après mon combat et à cette heure assez peu avancée de la nuit, je pouvais entrainer n’importe qui de se quartier à l’écart des passages fréquentés et assouvir ces semaines entière de frustration sexuelle. Ce ne fut pas des plus aisés. Même apaisé, mon corps voulait toujours répondre à l’appel de la lune et conserver sa forme originelle. A force de lutter sans penser au fait que je volais à une vitesse de pointe d’environ 15 kg/h, je finis pas me crasher violemment et lamentablement contre des bennes métalliques dans une minuscule ruelle étroite, non sans avoir rebondit contre les murs qui la formaient au préalable.

Aaaaaaïe…

C’est à ce moment là que mon corps surgit de la ruelle et serra ma main autour d’un parfait inconnu pour le plaque contre un mur. Je ne savais pas qui il était, ne l’avais même jamais vu et ne le reverrais vraisemblablement jamais si je ne desserrais pas un peu ma prise pour le laisser respirer. Mais j’avais sut instinctivement qu’il avait fait quelque chose. Il avait… Rengu… Je le lâchai aussi brusquement que je l’avais attrapé - et il s’effondra lamentablement - et me retournai vivement. Rengu. Je compris immédiatement. La fureur sourde qui monta en moi répondit à la colère de la lune. J’attrapai Rengu et le tirai à ma suite, loin. Le plus loin possible de ce mec. Je ne réfléchissais plus, comme si mon esprit s’était fondu dans mon instinct. Je l’entrainai dans une nouvelle ruelle sombre avant de m’écrouler. Voilà à quoi ça servait, l’adrénaline. Tombé à genoux, je sentis mes ailes gratter sous la peau de mon dos. J’entendis ma voix râler furieusement, crier de rage, s’étouffer sous le peu de contrôle que je parvenais à exercer sur moi-même. Je frappai un objet à côté de moi, et il valsa silencieusement dans les airs avant de retomber lourdement et dans un atroce fracas.

Ce mec, j’allais juste le tuer. J’allais le défigurer, j’allais lui faire payer… Et Rengu, dans tout ça ? Toujours accroupis au sol, toujours les mains gantées pressées contre les tempes, je me retournai vers lui. Il était là, à quelques mètres de moi. Totalement désorienté. Totalement perdu. Il ne comprenait pas ce qui se passait. Il y avait des plumes noir lumineux et rouge flamboyant qui tombaient de moi au moindre de les mouvements. Des plumes mais pas d’ailes, c’était un signe de lutte intérieure évident. Je sentais mes serres sous mes gants noirs, contre la peau de mon crâne.

Et lui il était juste là, comme ça. Il me regardait. Je ne devais surtout pas m’en approcher. Je savais exactement ce que j’allais lui faire si je m’approchais de lui. Il fallait que je m’envole d’ici et que je le laisse seul. J’étais peut-être plus dangereux pour lui que le mec de… tout à l’heure… Si je le laissais là, sur le trottoir des prostituées, Rengu se ferait violer à coup sûr.

Par un autre que moi.
Il n’y avait pas de logique là dedans mais finalement, mieux valait que ce soit moi. Non, j’en était incapable. Mais absolument pas, il suffisait que je me laisse aller, que je cesse de luter. Que j’arrête de me battre contre ma véritable nature. J’étais un démon après tout. C’était la seule chose que je pouvais faire, puisque j’étais né pour ça. Il n’y avait que ça qui pourrait me calmer. Et il n’y avait qu’avec lui que je devais le faire.

Je me redressai, soudain d’un apparent calme à glacé le sang, comparé à mon effusion de colère bouillonnante. Et je m’approchai de lui.

Non, il ne fallait pas. J’allais le blesser !

C’était trop tard, essayer de m’arrêter moi-même maintenant aurait été plus vain que de chercher à voir une ombre dans la nuit la lus totale. Je le regardais. Je le vrillais de mes yeux démoniaques, ceux qui voyaient à travers lui et y lisaient tous ses secrets, ceux qui luisaient d’une lueur plus brûlante que les flammes de l’Enfer. Je devais être effrayant. Je devais lui faire tellement peur… D’un geste vif j’attrapai l’une de ses épaules et le poussai contre un mur. Il devait se demander pourquoi ma peau était si pâle, pourquoi mes yeux étaient si étranges, pourquoi mon visage était si fermé, pourquoi je portais des gants… Pourquoi, alors qu’il avait confiance en moi, j’étais tellement menaçant…

Alors qu’il était maintenant dos au mur, je conçai son autre épaule avec ma seconde main. Et puis mon visage se leva vers le ciel et j’implorai déjà pardon. Quelque chose de mouillé coula le long de ma joue. Une goutte de pluie. Sans aucun nuage… ? A présent je baissais la tête de sorte que mon visage soit plongé dans l’ombre

    - Pardon…






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Rengu Yamiko
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MessageSujet: Re: [Pleine Lune] Haute voltige ~ Akira   Jeu 8 Déc - 10:47

Rengu n'avait jamais été aussi effrayé de sa vie. Alors qu'il était sortit innocemment acheter des cadeaux pour les gens qu'il aime, les tristes séquelles de son accident lui avaient encore joués un mauvais tour. Il était dans le pire endroit possible à présent, dans cette large rue illuminé de centaines de néons tous plus provocateurs les uns que les autres. Avec tous ses bars, ses maisons d'hôtes, ses prostitués, sa débauche à chaque coin de ruelle. Kabukichô n'était définitivement pas un endroit pour un enfant, surtout quand il a l'air mignon et innocent, il était la cible rêvée pour les pervers en tout genre. C'était une évidence et ça n'avait pas manqué d'arriver, dans cette foule, il avait eut vite fait d'attirer l'attention d'un autre homme et celui-ci n'avait pas hésité à venir le coincer contre un mur pour tenter de l'approcher. Le petit blond tenta bien de résister, mais que voulez-vous faire quand vous êtes aussi maigrichon ? Il n'avait pas la carrure nécessaire pour pourvoir lutter, il était inéluctablement pris au piège ! Il ressentit un profond dégoût tandis qu'il était venu se coller tout contre et le contact de ses lèvres furent pire que tout.

Si seulement il s'était arrêté là... mais Rengu savait bien que c'en était fini de lui. Bientôt, des larmes vinrent naître au coin de ses yeux qu'il ferma vivement quand il sentit l'autre homme commencer à glisser sa main sous son t-shirt. Ce simple contact lui donna envie de vomir, le rendait nauséeux. Il aurait voulu s'arracher la peau pour s'enlever la sensation de ses doigts sur sa peau. Pourquoi ce n'était pas Akira à sa place ?! Il se serait laissé si ça avait été lui, ça aurait été tellement plus agréable, ses mains sur son corps, sa chaleur mêlait à la sienne. Mais ce n'était pas lui et il allait certainement se faire violer par cet inconnu. Après ça, il ne serait même plus capable de le regarder en face, il aurait bien trop honte d'avoir laissé un autre homme que lui le toucher. Des larmes coulant déjà le long de ses lèvres, il sentit subitement la main de l'inconnu se retirer puis son corps s'éloigner du sien. Surprit, il tourna sa tête sur le côté et son rouquin qui se tenait là, ses doigts autour de la gorge de l'autre individu, prêt à le tuer. Tremblotant légèrement, il n'osa pas bouger, fut incapable de détourner son regard. Sauvé... il était venu le sauver. C-Comment avait-il su qu'il était ici et en danger ?...

Il n'eut pas le temps de se poser la question plus longtemps, Akira vint agripper son poignet et l'entraîna avec lui. N'ayant ni la force, ni la volonté de résister, il se laissa emporter docilement, il pouvait tout aussi bien l'emmener en enfer que cela ne le gênerait pas, tant qu'il pouvait être avec lui. Un peu honteux tout de même qu'il l'ai vu dans une situation aussi embarrassante, il avait le visage légèrement rouge et se mordillait la lèvre inférieure. Même quand il vint le lâcher, Rengu ne put pas rester loin de lui. À le voir se recourber par terre et prendre sa tête entre ses mains, il ne pouvait que s'inquiéter pour tout un tas de chose. Il était visiblement énervé. L'était-il contre lui ?... Il aurait voulu s'excuser, tout lui avouer de ses sentiments pour lui, mais sa voix venait mourir dans sa gorge et les mots refusaient de sortir de sa bouche. Puis il eut un violent sursaut de surprise lorsque le rouquin tapa dans un objet qui vola sur quelques mètres. Prudemment, il voulu s'approcher de lui, tenter quelque chose pour apaiser sa colère. N'importe quoi, il serait prêt à tout, à faire tout ce qu'il veut, pour qu'il vienne lui dire qu'il ne le détestait pas, qu'il ne lui en voulait pas de s'être retrouvé dans cette situation. Il ne voulait pas le perdre ! Il l'aimait bien trop pour ça.

Mais tandis qu'il avançait pas à pas, Rengu s'arrêta subitement. Venait glisser sous ses yeux une plume majestueuse teintée de noir et de rouge. Intrigué, il tendit ses mains devant lui et la récupéra pour ensuite l'observer avec émerveillement. Mais tout pouvait-elle bien provenir ? Instinctivement, il porta son regard vers Akira, mais c'était impossible... à moins que... mais non ! C'était irrémédiablement impossible qu'elle puisse provenir de lui. Délicatement, il rangea la plume dans son sac en carton qu'il tenait toujours et tandis qu'il releva la tête, il vit son rouquin qui s'était redressé. Il paraissait calme et pourtant, on aurait dit qu'une étrange aura vacillait autour de lui, une aura qui lui inspirait inquiétude et crainte. Pourquoi était-il comme ça ?... Alors qu'il venait s'approcher de lui, le petit blond fit instinctivement un pas en arrière, mais c'était idiot, il n'avait pas de raison de le fuir... Il s'efforça alors de ne pas bouger, mais lorsqu'il se retrouva dos contre le mur, il échappa subitement son petit sac des mains qui tomba au sol dans un petit tintement dû à son contenu.

Il était définitivement étrange. Peut-être était-il malade, Rengu ne saurait pas trop le dire, en tout cas, en l'ayant de si près, il vit à quel point il était pâle et ses yeux brillait d'une lueur étrange. Alors qu'il coinça son autre épaule contre le mur, son visage venait arborait une étrange expression et les mots qu'il murmura lui parvinrent à peine à l'oreille. Pardon... de quoi ? Pour lui disait-il cela ? Ce n'était pas à lui de lui demander le pardon, il n'avait rien fait de mal ! Tout était de sa faute parce qu'il s'était perdu et retrouvé ici par mégarde, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même pour l'incident survenu un peu plus tôt... Fébrilement, le blondinet approcha une main de la joue d'Akira, la caressant délicatement du bout des doigts, il toucha cette larme qui venait glisser sur sa peau d'albâtre. Il ne savait pas quoi lui, il ne savait pas ce qu'il devait faire à présent. Son rouquin lui semblait si étrange et pourtant il était bien incapable de se détourner de lui ne serait-ce qu'un peu. Son coeur s'était enchaîné à lui à l'instant même où leur regard s'était croisé et ce lien n'avait eu de cesse que de se renforcer au fil du temps.

Glissant sa main sur sa joue, Rengu effleura ses lèvres de son pouce tandis qu'il chercha à joindre son regard au sien. Il l'aimait, il n'avait plus aucun doute sur ça. Quand il était rentré chez lui après sa nuit passé dans son studio, il en avait eu la confirmation. Il voulait faire sa vie avec Akira, il avait prié le ciel pour que lui aussi le veuille, mais il avait aussi son lot de crainte. L'accepterait-il ? Il était encore au lycée, eux deux n'était même pas encore majeur, cela semblait surement précipité de vouloir vivre avec lui alors qu'il ne le connait encore que si peu. Mais toute son âme désirait ardemment être lié au destin du rouquin, son corps voulait lui être soumis. Il était prêt à tout lui donner, absolument tout, même sa vie s'il la voulait. Il fallait qu'il lui dise, ne serait-ce qu'un peu, ce qu'il avait sur le coeur, briser le cadenas de ses chaînes et lui offrir la clé.

A-Axel, il faut que je te dise... je... je t'aime... C-Ça doit surement te paraître idiot et c'est la première fois que je ressens ça alors, je... je me trompe peut-être, mais... j'ai vraiment envie de rester avec toi !
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Akira Setsuko
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MessageSujet: Re: [Pleine Lune] Haute voltige ~ Akira   Mer 21 Déc - 22:55





Il glissa sa main sur ma joue. Ses doigts sur mes lèvres. Je me sentais tellement monstrueux face à tant de douceur. Surtout en sachant parfaitement ce que j’allais faire. Il essuya ma larme sans cesser de me regarder, la mine à la fois inquiète et perdu. Je le sentais. Lentement, ses doigts glissèrent sur ma bouche et j’en frissonnai. Pourquoi fallait-il qu’il me rende la tache encore plus difficile ? Pourquoi plaçait-il en moi tellement de confiance alors que j’étais sur le point de le trahir ?

    - A-Axel


Je tressaillis au son de sa voix qui brisa le silence.

    - Il faut que je te dise... je... je t'aime…


Je me pétrifiai sans le regarder. J’avais peur de mal comprendre ce qu’il me disait, il était évident qu’on vivait dans deux mondes différents. Et pourtant c’était tellement ce que j’avais envie d’entendre…

    - C-Ça doit surement te paraître idiot et c'est la première fois que je ressens ça alors, je... je me trompe peut-être, mais... j'ai vraiment envie de rester avec toi !


Je parvins à sourire. Me serrant un peu plus contre Rengu, je lâchai ses épaules pour prendre son visage dans mes mains et le lever vers moi. Je plongeai dans ses yeux bleus un regard lumineux de désolation. J’étais un monstre. J’étais monstrueux de lui faire ça. Je posai mes lèvres contre les siennes. Au début le baisé fut très chaste, mais le contrôle glissait hors de moi à une vitesse affolante et bientôt je léchai ses lèvres, tremblant d’excitation, le suppliant silencieusement de les ouvrir. Ma respiration devenait saccadée, je ne pouvais cacher à personne tout l’effet qu’il me faisait maintenant. J’aurais voulu lui répondre le rassurer, lui dire que je l’aimais plus que tout, que j’en mourrais si je ne pouvais plus vivre avec lui. Mais j’en étais totalement incapable, juste soumis à des pulsions libidineuses qui pulsaient dans mes veines en rythme avec les battements de la lune. J’étais devenu un véritable animal, une simple bête.

    - Rengu…, soupirai-je


Je n’en pouvais plus, il fallait que je le touche. Je voulais sentir sa peau sous mes doigts, son corps contre le mien, je voulais entendre le son de sa voix quand il gémissait de plaisir… Je glissai une main pressante sous ses vêtements et parcourrai son ventre et sa poitrine du bout des doigts, avant de remonter son T-shirt lentement, sur ses épaules, puis par-dessus sa tête, sur ses poignets… Menotté avec son propre vêtement, je lui tenais les bras au dessus de la tête d’une main. Tandis que l’autre se pressait contre sa hanche, la caressant de plus en plus bas, je déposais mes lèvres dans son cou avec un soupir d’apaisement. Sans regarder se ce que faisais, je défis sa braguette, mordillant sa peau claire et douce de son épaule.

Il fallait que je le lui dise. Je ne pouvais pas le laisser comme ça, je devais lui répondre. Hélas je doutais de pouvoir aligner allez de mots pour faire une phrase.


    - Rengu… Je t’aime… tellement. Excuse-moi


Je réussis enfin à faire tomber son pantalon. Je tirai doucement son boxer de manière à le faire se sentir à l’étroit dedans, puis passant la main dessous, je le touchai - enfin ! - avec délice. Je ne voulais pas le brusquer, je parvenais à garder un simili de sang froid. J’extirpai son sexe de son boxer et bataillai pour que celui-ci tombe avec le pantalon sur les chevilles de mon blondinet. Je me redressai et le regardai fiévreusement, tiraillé entre le désir et l’inquiétude. Est-ce que j’avais le droit de lui faire tout ça ? Mais mon corps s’était déjà agenouillé devant lui et ma bouche ouverte s’approchait déjà de son pénis. J’y donnai d’abord de légers coups de langues, avant d’y poser mes lèvres. Je le parcouru sur toute sa longueur, l’embrassant, le mordillant quand l’excitation était trop forte. Ses gémissements me parvenaient et m’excitait d’autant plus, et je finis par le prendre en bouche. En même temps, je glissai une main inopportune entre ses fesses, introduisant doucement un doigt en lui. Lentement, très lentement. Je ne voulais pas le blesser, lui faire mal.

Je levai les yeux vers son visage. Lui ne me regardait pas, il fuyait mon regard. Il se mordait la lèvre, rouge de honte et de cette sorte d’excitation physique qu’on ne contrôle pas. Il avait l’air terrifié. Il était pétrifié. On aurait juré qu’il n’osait même plus respirer, que tous ses muscles étaient crispés de douleur, que j’étais simplement entrain de le torturer. Jusqu’à quel point c’était faux ? Je détournai les yeux, je n’arrivais pas à croire que j’étais sur le point de violer mon âme sœur, que j’étais entrain de le toucher contre sa volonté. Malgré tout j’introduisis un second doigt quand je sentis qu’il s’était assez détendu et les bougeai doucement, en ciseau ou dans un mouvement de va et vient. Je lui devais au moins de rester doux avec lui, de ne pas le blesser. Mon dieu je m’effrayais moi-même, pas étonnant que j’effraie Rengu.






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